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Festival d’Aurillac : la ville devient une scène jusqu’au 22 août

La 39e édition du Festival international de théâtre de rue anime Aurillac jusqu’au 22 août, avec une vingtaine de compagnies officielles et plus de 600 compagnies de passage.

Photo d’illustration — un spectacle lors du Festival d’Aurillac en 2005.Wikimedia Commons — Alain Serrée — GPL-2.0-or-later — source

Aurillac vit depuis mercredi au rythme du théâtre de rue. La 39e édition du Festival international se déroule jusqu’au samedi 22 août 2026 dans les rues, les places et les parcs de la préfecture du Cantal. Pendant quatre jours, la ville devient une scène à ciel ouvert où se croisent spectacles programmés, créations en espace public et centaines de propositions portées par les compagnies de passage.

L’édition 2026 repose sur deux ensembles complémentaires. La programmation officielle, conçue par l’association ÉCLAT, réunit une vingtaine de compagnies. En parallèle, plus de 600 compagnies de passage investissent la ville. La mairie d’Aurillac évoque près de 150 lieux identifiés pour accueillir ces représentations, des cours d’école aux jardins. La plupart des spectacles proposés dans l’espace public par les compagnies de passage sont gratuits ; les rendez-vous de la programmation officielle peuvent, eux, nécessiter une réservation.

Cette année, le programme officiel accorde une place particulière aux artistes et aux récits liés à la Méditerranée. Ce choix s’inscrit dans la Saison Méditerranée 2026, initiative portée par la France avec des partenaires de la région. Danse, théâtre, musique, magie et formes hybrides composent une sélection qui met notamment en avant les corps, les mémoires et les identités. Le ministère de la Culture présente le festival comme l’une des principales manifestations françaises du spectacle vivant et comme une référence européenne et internationale pour les arts de la rue.

Le festival ne se résume pourtant pas à une succession de spectacles. Sa singularité tient aussi à la cohabitation entre une sélection artistique encadrée et un vaste espace d’expression ouvert aux compagnies de passage. Ce fonctionnement donne à voir des projets très différents, parfois aboutis, parfois encore en recherche. Professionnels du spectacle, programmateurs et publics partagent les mêmes espaces, ce qui fait d’Aurillac à la fois un rendez-vous populaire et un lieu de repérage pour la création contemporaine.

Cette histoire commence en 1986. Deux ans plus tard, l’association ÉCLAT est créée pour porter l’organisation du festival. Elle est aujourd’hui labellisée Centre national des arts de la rue et de l’espace public. Le choix d’installer un événement de cette ampleur dans un territoire rural est au cœur de son identité : le spectacle ne reste pas confiné à une salle, il se déplace dans la ville et transforme temporairement les usages ordinaires de l’espace public.

La fréquentation attendue impose une organisation particulière. Le ministère de la Culture estime que l’événement ouvre la ville à près de 3 000 artistes et environ 140 000 spectateurs. Circulation, stationnement, transports et accès à certains quartiers sont donc adaptés. La mairie et ÉCLAT diffusent des informations spécifiques pour les habitants comme pour les visiteurs. Une équipe « Aurillac écoute » est également mobilisée pendant le festival pour prévenir les violences sexistes et sexuelles et orienter les personnes qui en auraient besoin, aux côtés d’actions de réduction des risques.

Le programme peut encore évoluer. L’organisateur a ainsi annoncé l’annulation de « Da Gouskate ! » de la compagnie C’hoari en raison de l’indisponibilité d’un artiste, et son remplacement dans la programmation officielle par « Fièvre » de la compagnie .Bart. Pour les horaires, les lieux exacts et les éventuelles modifications de dernière minute, le site et l’application officiels restent les références les plus sûres.

Au-delà des chiffres, Aurillac défend une idée simple : la rencontre directe entre des œuvres, une ville et des publics très différents. Jusqu’au 22 août, cette proximité est le véritable fil rouge du festival. Elle explique pourquoi l’événement conserve, quarante ans après sa création, une place à part dans le paysage culturel français.

Sources

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